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Pas de carnet de voyage "in vivo" en ce moment,
puisque nous sommes en France !

Mais vous pouvez retrouver ici l’intégrale des textes
que nous avons rédigés depuis mai 2004.

Des rencontres, des découvertes, du rire ou des larmes :
les émotions et les réflexions de notre vie de nomades…


lundi 31 mai 2004

Ah oui, le cinéma itinérant

Une première projection est programmée, trois autres en bonne voie, des dossiers de presse partent dans tous les coins, les contacts se multiplient (retrouvailles de nos vieux complices du tournage et du festival ou nouvelles rencontres). Nous vous raconterons tout ça très bientôt…

Miss Universo



Inutile de vous traduire ce texte aperçu dans Quito ? Nous espérons que vous avez entendu parler de cette "élection", au vu des chiffres mirobolants publiés ici sur ce qu’elle a coûté pour servir la promotion touristique du pays. Ce graffiti permet de comprendre que l’événement n’a pas fait l’unanimité. Cela dit, il aura été l’occasion de quelques très belles rénovations pour la ville !

Nous commençons par nous poser

Bien que préparé depuis un an, notre départ a ressemblé à une course contre la montre, les bagages bourrés à la va-vite dans les dernières heures. Les séquelles d’une légère fatigue et d’un peu de pression (!), le vol transatlantique, les 7 heures de décalage horaire, les 2.800 m d’altitude de Quito et trois hôtels en 4 jours, cela fait beaucoup.
Nous sommes épuisés et commençons par passer quelques jours zombies, mais déjà très heureux. L’émotion de nous trouver au sein de notre nouvelle vie nous comble de bonheur. Et en plus, nous retrouvons nos marques à Quito avec tous les souvenirs et amis que nous y avons déjà.
Lorsqu’un copain nous parle d’appartements meublés à louer à la semaine, nous y filons et trouvons un petit deux-pièces. Cela nous permet de mettre en place notre organisation et surtout de nous reposer un peu.
Nous partons pour bourlinguer et voilà que l’on se pose. Nous imaginons la déception de ceux d’entre vous qui viennent lire un récit d’aventures, mais, bon, ça va venir !
Et nous avons, de plus, appris que notre cher Patrol est parti de France avec 13 jours de retard. Nous allons donc rester ici pendant 3 semaines…

samedi 29 mai 2004

«Ce n’est pas le même homme qui part et qui revient…»

Nous ne savons plus qui a écrit cette phrase qui nous va à merveille. Nous partons pour découvrir d’autres territoires, d’autres civilisations et c’est aussi nous-mêmes que l’on va découvrir. Nous le pensions avant de partir, mais l’idée surgit dès les premiers jours à Quito, cette ville que nous connaissons déjà pour l’avoir longuement arpentée et filmée en 2001, et dans laquelle nous nous sentons si bien.
Du coup, c’est en parlant de nous que nous commençons ce journal de bord. Pardon ! C’est promis, nous allons vous raconter surtout ce que nous voyons, sentons, partageons. Mais avoir été capables de faire ce grand saut nous offre notre première belle émotion du périple, de l’étonnement mêlé d’un soupçon de fierté. Nous en rêvions depuis si longtemps l’un et l’autre. Et là, notre rêve est devenu réalité.
Qui serons-nous quand nous reviendrons ?

mercredi 26 mai 2004

Du Centre du Monde à la Mitad del Mundo

De la gare de Perpignan à la ligne de l’équateur. Oui, bon, facile, mais nous n’allions pas nous en priver. Des adieux émouvants sur le quai pour rejoindre Port-Bou, un train de nuit jusqu’à Madrid et un vol de 11 heures, avec 80 kilos de bagages (tout n’est pas rentré dans le Patrol !)… et vous savez tout des premières heures de notre vie d’itinérants. Passionnant, non ? Mais, bon, faut bien remplir un peu le paragraphe pour justifier le titre.

dimanche 9 mai 2004

Perpignan - kilomètre 0

Nous quittons Perpignan direction Le Havre.
Nous décollerons dans deux semaines, mais le Patrol, lui, part en bateau dans quelques jours : un cargo va le transporter à Guayaquil, sur la côte pacifique de l'Equateur. Nous l’avons déjà surnommé le "Chano" (le CHAteau NOmade) ! Décoré, banquettes et aménagements arrière retirés, il est chargé de trois coffres emplis du matériel de projection, de pièces détachées, de vêtements et d'accessoires divers.



Nous quittons l’appartement après des jours d’une invraisemblable intensité à trier, jeter, vendre ou offrir tout son contenu : meubles, bibelots, vêtements, livres ou disques accumulés pendant des années.
Nous ne parlons guère. Les premiers kilomètres défilent, lorsqu’une phrase vient à Geo : «Il ne peut plus rien nous arriver…». Nous l’avons fait ! Comme si les 200.000 kilomètres, les 5 ans de découvertes à venir ne devaient pas compter. Ce que nous avons déjà réussi : partir.


14 mai 2005 : Le Havre

Nous abandonnons notre 4x4 dans le conteneur Florens n° FSCU 328 376/8.
Il va mettre 3 semaines à faire la traversée et nous le retrouverons à Guayaquil…