retour a l'accueil

Pas de carnet de voyage "in vivo" en ce moment,
puisque nous sommes en France !

Mais vous pouvez retrouver ici l’intégrale des textes
que nous avons rédigés depuis mai 2004.

Des rencontres, des découvertes, du rire ou des larmes :
les émotions et les réflexions de notre vie de nomades…


mardi 28 mars 2006

Curitiba bis

Nous étions passés ici il y a presqu’un mois en arrivant au Brésil. Celle que nous étions tentés de surnommer "la ville parfaite" (takalireau3mars) nous offre à nouveau son même visage séduisant. Cette fois, nous prenons le temps de découvrir un de ces quartiers anciens préservé et plein de charme.


La ville des espaces verts et des parcs, championne du traitement de l’environnement, accueille pendant deux semaines un colloque mondial sur la biodiversité (quelques délégués québécois font d’ailleurs parti des spectateurs de notre projection). Cette fois, c’est la Cinémathèque de la ville qui nous a accueilli, sous l’égide ici aussi de l’Alliance française.
Maria Elisa, la présidente, Michelle, son assistante, et toute l’équipe sont aux petits oignons pour nous : depuis notre arrivée, logés avec grand confort dans un hôtel du centre, jusqu’au cocktail qu’elles organisent à l’issue de la projection, en honneur de notre présence… Encore cette gentillesse et cette chaleur brésilienne !

Nous sommes là... (et en plus, maintenant, ça clignote !) (avouez que nous progressons...)

vendredi 24 mars 2006

Londrina, la ville champignon

Nous découvrons ici ce qu’un pays comme le Brésil peut engendrer : Londrina, qui n’était encore qu’une petite bourgade en 1940, est aujourd’hui une agglomération de 700.000 âmes. Cela fait une moyenne de 10.000 nouveaux habitants par an !
Ce sont des investisseurs anglais, attirés par le potentiel agricole de la région, qui l’avaient fondée en 1929, d’où ce nom de "Londrina" (petite Londres). La culture du café va faire sa fortune, remplacé peu à peu par le soja et toutes sortes de productions agricoles. Les fils des fermiers fréquentaient l’école et l’université fut créée. Dès lors, la ville n’a plus cessé de croître. Encore aujourd’hui, c’est l’activité économique fondamentale de la ville, complétée d’une industrie en essor et d’un commerce de plus en plus florissant. Pluri-ethnique, Londrina est maintenant la troisième plus grande ville de la région sud du Brésil.

Ce soir, nous avons présenté le film dans le grand amphithéâtre de l'Université d'Etat de Londrina, empli de 200 spectateurs : une des plus belles audiences de notre tournée. Après la séance au Centre pénitencier, et en y ajoutant la qualité et la chaleur de l'accueil d'Elisabeth dei Ricardi et de toute l'équipe de l'Alliance, cette étape restera un très beau souvenir…

jeudi 23 mars 2006

Itinérance en prison

Tout commence par une fouille en règle, en particulier de notre malle métallique contenant tout le matériel de projection. Puis, au long d’un couloir d’une centaine de mètres, cinq grilles s’ouvrent une à une, puis se referment derrière nous. Nous longeons ensuite les ateliers, fermés de cadenas, dans lesquels les prisonniers confectionnent des emballages de bonbons ou travaillent le textile. Pour pénétrer enfin dans une "salle de cours". Là, nous attendent une cinquantaine de personnes, pour l’essentiel des prisonniers.
Les salutations sont timides, sans que nous sachions qui, d’eux ou nous, sont les plus gênés. Bon nombre des détenus sont ici depuis des années, pour des condamnations allant jusqu’à quarante ans : attaques à main armée, meurtres et autres.
Dans la voiture, en venant, nous reparlions de cette phrase entendue plusieurs fois à Rio : «Si on tente de vous taxer de l’argent, ne résistez surtout pas, sinon ils tirent !».
Aujourd’hui, nous venons partager ce moment avec eux. Dans d’autres lieux, nous aurions pu être leurs proies !
Ils attendent patiemment que tout soit installé. Puis, avant que nous commencions, l’un d’entre eux vient, au nom du groupe, nous lire un mot d’accueil en français ! Et nous leur projetons "Os herdeiros da Amazônia", la version brésilienne sous-titrée de notre film. Interrogation levée : quasiment tous semblent savoir lire…
L’attention est impressionnante, les regards sont scotchés à l’écran, des sourires se dessinent sur les lèvres dans les moments les plus rocambolesques de l’histoire. A la fin de la projection, les applaudissements sont nourris et nous passons ensuite plus d’une heure à discuter avec eux. Les réactions et les questions fusent sur la vie de l’arrière-grand-père, sur la réalisation du film, sur notre expédition-tournage en Amazonie ou sur notre tour du monde. Avec complicité, envie ou provocation. L’un d’entre eux nous demande : «C’est bien gentil, tout ça, mais si vous touchez la fortune de votre ancêtre ou les 40.000 hectares de terres (takavoirlefilm, onvendledvd), que faites-vous ?», et il accepte en souriant notre réponse : «Nous continuons notre tour du monde, bien sûr».
Autre question : «Et à la fin du tour du monde, que faites-vous ?». Geo lance notre fréquente réponse clin d’œil : «Nous réaliserons un film de cette expérience et débuterons un nouveau tour du monde pour le projeter !», mais se dispense de la chute habituelle : «Et nous reviendrons vous le projeter dans dix ans dans cette même salle»…


L’heure du retour dans les cellules sonne et interrompt nos échanges. Les abraços sont chaleureux, émouvants. Un détenu nous offre un de ses dessins (quel coup de crayon !). D’autres écrivent un mot sur notre livre d’Or "Que l’étoile de la paix brille toujours dans le ciel de votre existence et que les anges volent toujours sur vos rêves", "Que Dieu vous bénisse, amis français", "Merci pour cette source que vous nous avez transmise"…
Quand Elisabeth dei Ricardi nous avait offert cette opportunité, nous avions sauté sur l’occasion. Directrice de l‘Alliance française de Londrina, elle mène une double action dans ce centre pénitentiaire qu’elle contribue ainsi à rendre "prison pilote" : une autre façon de considérer le prisonnier, en se préoccupant de sa réinsertion sociale, dans ce pays où les prisons s’apparentent le plus souvent à des écoles du crime.
Se joignant à l’équipe d’enseignants et de travailleurs sociaux, Elisabeth dei Ricardi a lancé depuis 2004 le projet "Franco Brasil" avec l’ONG "Circulo das Artes" qui promotionne la diversité culturelle : au programme, d’abord des cours de français, puis du théâtre. Encadrés techniquement par une comédienne française, Elisabeth Gonçalves, une quinzaine de détenus ont monté un premier spectacle : "La porte des rêves". Un autre est en cours d’écriture…


Elisabeth dei Ricardi vient d’envoyer un mail à ces collègues : «Merci à Elisabeth et Georges d’avoir compris et appuyé le travail de l’Alliance de Londrina, dans le pénitencier, en ayant accepté d’y faire une projection. Une expérience très riche et pleine de sens». Chère Elisabeth, c’est le travail que vous faites ici qui est plein de sens. Un très grand merci de nous avoir invités à y participer. L’un des objectifs de notre tour du monde est de partager cet "héritage" que «l’on peut toujours aller jusqu’au bout de ses rêves». Alors, l'idée de pouvoir le confronter à des hommes emprisonnés pour des années nous avait épaté. Ce partage aura été d’une richesse particulière. Un grand merci à vous.

mardi 21 mars 2006

Projection à São Paulo

Nous revoilà donc, le temps de quelques rendez-vous, dans cette mégalofolle (on vient de l’inventer), saoulée de dollars, de stress, de trafic automobile, ses quartiers pauvres bien repoussés à la périphérie.


Nous projetons "Les héritiers de l’Amazonie" au lycée français, devant trois classes de seconde. Un long échange s’ensuit avec ces élèves âgés d’une quinzaine d’années, interrompues par les professeurs à l’heure de la récré ! Extraits du livre d’or : «J’ai plus de courage pour poursuivre mes rêves…» «J’ai aimé ce que vous avez raconté, mais plus encore ce que vous avez dit à la fin sur les rêves. Le mien est d’être archéologue. Ça m'a inspirée…» : l’essence même de ce que nous avons envie de partager depuis le début de notre Itinérance. Ici, comme en tant d’autres lieux du monde, les adultes donnent-ils suffisamment à rêver aux jeunes…?

Et puis, nous rencontrons Vera, parlant un français impeccable depuis son long exil en France pendant la dictature des années 70. Elle est chargée des relations internationales de TV Cultura, chaîne publique de l’état de São Paulo. «Venez prendre un verre à la maison». Toujours cette chaleur, cette simplicité, cette générosité de l’accueil brésilien. Nous sommes rejoints par Nicole, une artiste peintre d’origine libanaise et Gisela, une documentaliste paulista (nom des habitants de São Paulo). Et Véra improvise une invitation au restaurant : dans les assiettes de "Carlota", des saveurs venues des multiples cultures qui ont fait le Brésil. Avec beaucoup de finesse et d’élégance, dans le décor d’une vieille maison coloniale…
Et TV Cultura semble très intéressée par une diffusion de notre film sur leur antenne. A suivre ?

lundi 20 mars 2006

Rio de Janeiro, un patchwork sidérant

Comment décrire une telle ville en quelques lignes ?
Bon, commençons par la géographie physique : c’est une gigantesque baie (peut-être une trentaine de km de diamètre), parfaitement fermée par une embouchure (qui ne doit pas faire plus de 300 m de large), gardée par deux forts. Pour en interdire l’accès, il suffisait de tendre une chaîne. (Authentique !)


Tout autour, la forêt tropicale, et des rochers et granites pouvant mesurer jusqu’à 1.000 m d’altitude : les deux plus fameux, le Corcovado (avec son Christ dressé à 710 m d’altitude, la statue en fait 30) et le Pain de sucre.


La ville s’est construite dans tous les sens, au gré de son histoire (et de son présent !) : restent des quartiers coloniaux, des tours pourries ou de très grand luxe pour bureaux ou résidence, des hangars sur le port et des favelas tout autour.


Ces favelas continuent de pousser en s’accrochant aux pentes abruptes, comme des champignons. «Une maison peut y être construite dans la nuit et les habitants indélogeables». Elles sont aux mains de caïds et trafiquants. La police n’y va pas. De temps en temps, l’armée fait une descente, armée jusqu’aux dents et devant les caméras de télévision, comme cette semaine pour tenter d’y retrouver des armes qui lui ont été volées récemment !
Descendants de Portugais et de tous les pays d’Europe, descendants d’esclaves noirs, migrants de toute la planète font de Rio une métropole totalement métisse de plus 10 millions d’habitants qui vivent ou survivent.
Avec bien sûr, des disparités qui laissent pantois. Pendant que, sur le bord de la plage, vous dégustez votre Caipirinha à 4 Reais (environ 1,5 €), des gamins, presque toujours noirs, passent entre les tables pour récupérer les canettes vides et les embarquent dans un grand sac en plastique : le kilo de ce métal à recycler leur rapportera 3 Reais… D’autres font la manche. Ici, le doute sur ce qu’ils pourraient faire de cet argent est vite levé, bon nombre d’entre eux vous demandent de leur payer un de ces sandwiches ou beignets de viandes ou fromage en vente dans les kiosques installés tous les cinquante mètres.

Ça, c'est Copacabana...

Et ça, c'est Ipanema...

Autour de Copacabana et d'Ipanema (et les autres nombreuses plages de Rio), les blancs (et les métis !), bodybuildés et luisants de crème à bronzer, se prélassent sur le sable ou courent et pédalent à l’infini pour tenter de perdre quelques kilos superflus.
Et n’imaginez pas pour autant que ce soit dans l’insouciance : on ressent une tension permanente. Dans toutes les grandes villes d’Amérique du Sud, nous avons reçu des conseils de prudence, mais ici le discours "sécuritaire" est omniprésent, lancinant, jusqu’à l’asphyxie. «Attention à ce quartier», «La nuit, ne vous arrêtez jamais au feu, la police tolère», «Rio est une gigantesque favela qui emprisonne la ville», «Si on tente de vous taxer de l’argent, ne résistez surtout pas, sinon ils tirent !». Et effectivement, les voitures aux vitres teintées sont largement majoritaires, pas grand monde ne s’arrête aux feux rouges la nuit, la police militaire est partout (enfin, surtout autour des lieux touristiques !)… Les cariocas ne sourient guère et si l’on aborde quelqu’un dans la rue pour demander un renseignement, la première réaction est méfiante. Très vite, tout de même, le sourire revient et l’on retrouve ce tempérament brésilien que l’on rêvait plus spontané…

dimanche 19 mars 2006

La grand-messe du dimanche

La population brésilienne est majoritairement catholique, mais la plus grande église, à Rio, c’est le stade de Maracana, le temple du football ! Et coup de chance, non seulement aujourd’hui, il y a match, mais en plus s’affrontent deux des équipes de Rio : Flamengo et Vasco.
Mauvaises nouvelles pour les aficionados : le stade de Maracana est en travaux pour le mettre aux normes de sécurité. Il n'y aura plus jamais 200.000 places, mais 80 à 90.000 (5ème plus grand stade du monde, quand même). Et Flamengo, l’équipe mythique, n’est plus que l’ombre d’elle-même : Vasco et elle se battent pour le maintien en 1ère division… et c’est vrai que le match était plutôt tristounet !
Mais pour les ignorants que nous sommes, qui voulions voir le spectacle dans les gradins, ce fut un grand moment : le Maracana est vraiment un lieu magique et la confrontation des deux publics les plus populaires de Rio tout à fait grandiose… C’est qu’ils sont chauds !!! Il ne manquait que la samba. Notez bien qu'ils n'en ont pas vraiment besoin pour danser, sauter, hurler à chaque approche d'un but ou à chaque décision de l'arbitre défavorable à leur équipe. Et, à la sortie, parce que les supporters se frictionnaient un peu, nous avons eu droit à quelques charges de la police et bousculades dans la foule pour clôturer la fête. Nous avons vraiment été gâtés.

Alors, on vous gâte vous aussi
Pas de photos du match, mais un clip vidéo… C’est court, mais avec des vrais images et du vrai son, comme à la télévision.
C’est une première sur notre blog et, pour l’instant, juste un test. Ne venez pas nous réclamer un 52’ toutes les semaines…

Pour voir la séquence, il vous suffit de cliquer sur la ligne en dessous :

vendredi 17 mars 2006

Première projection au Brésil

La petite salle de spectacle toute rénovée d’une des Alliances françaises de Rio (celle de Botafogo) était bien remplie pour assister, hier soir, à notre première projection du film. A en juger par les réactions à l’issue et les phrases apposées dans notre "livre d’or", le public a apprécié. Le Délégué Général des Alliances du pays, Pierre Labbe, était là. C’est lui qui a initié notre tournée dans une douzaine d’Alliances du pays et semblait ravi de cette première.
Car on l’a donc finie dans les temps, la version brésilienne. Sous-titrée de frais. Telma, notre traductrice, professeur de français, nous l’avions contactée grâce à Emilio (encore lui !). Elle était pour quelques semaines à Aix-en-Provence à travailler son doctorat et nous correspondions depuis deux mois par mails : envoi des textes, aller-retour des corrections, des questions, des mises au point. Il ne restait plus qu’à charger tout ça sur le film. Nous avons donc enfin rencontré Telma ici, dans sa ville de Rio. Adorable, prise au jeu, aussi perfectionniste que nous (comment est-ce possible ?), elle a passé trois demi-journées avec nous.
Et notre bon ordinateur a craché les copies mini DV (pour la projection) et DVD (pour la vente).

Nous avons commencé à découvrir Rio au gré des rendez-vous. Et évidemment, nous sommes déjà sous le charme de cette ville aux multiples facettes. Lesquelles ? Vous le saurez en suivant le prochain épisode de nos aventures, sous peu…
Nous repartons lundi, direction le sud, pour un premier mois de tournée. Nous nous offrons donc trois jours pour découvrir Rio. La batterie de la caméra est chargée et on va même prendre des photos pour vous !

mardi 14 mars 2006

Un beau partenariat

Depuis le début de notre Itinérance, le groupe Accor nous accompagne en invitant les hôtels du groupe à nous recevoir dans les meilleures conditions : nous avons donc trouvé, ici ou là, dans des pays où les enseignes du groupe n’étaient pas trop nombreuses, gratuité ou tarifs très préférentiels.
Cette fois, au Brésil, changement de décor : Accor do Brasil est la plus grande filiale après la France (plus de 100 hôtels dans le pays). C’est au passage à Sao Paulo, la semaine dernière, que nous avons rencontré Sandra, chargée de la communication du Groupe. La démarche de rencontre et de partage qui caractérise notre périple les a séduit et la réponse vient de tomber : nous sommes invités dans les hôtels de la chaîne au gré de notre passage dans des villes où ils sont présents. Un grand bol d’oxygène pour nous, car l’hébergement est plutôt cher au Brésil !
Particularité du pays : les hôtels "Parthenon", qui n’existent qu’ici. C’est dans un de ceux-là que nous sommes installés depuis notre arrivée à Rio. Le niveau de prestation est en gros celui des hôtels Mercure, mais sous la forme de ce que nous appelons chez nous des appart-hôtels : une chambre et un séjour, avec kitchenette, que nous avons transformé en bureau. Ça n’est pas vraiment conforme avec notre statut d’aventuriers et les épreuves terribles que vous espérez sans doute nous voir affronter. Mais bon, pour l’instant, notre aventure est de monter la version brésilienne du film : l’ordinateur et le disque dur externe sont mieux là que sur la table branlante d’une piaule de bouge. Et nous, on travaille mieux avec la clim…

dimanche 12 mars 2006

Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là-haut

C’est exactement ce que nous faisons depuis cinq jours que nous sommes ici : nous montons la version brésilienne sous-titrée de notre film, là-haut, au 5ème étage de notre hôtel. Donc, un peu de patience, nous vous raconterons Rio dans quelques jours. Et avec des photos exotiques, à la demande presque générale.

Dans l’immédiat, avec cette carte, vous savez déjà où nous sommes !

mercredi 8 mars 2006

Rio de Janeiro, un peu de culture générale

Rio de Janeiro est tournée vers l’Atlantique qui lèche deux de ses plages parmi les plus fameuses du monde : Copacabana et Ipanema…
La Caïpirinha est un cocktail typiquement brésilien, un mélange de cachaça (un alcool de canne à sucre), de citron vert (un citron entier en quartiers et écrasé dans le verre), de sucre (liquide ou en poudre) et de glaçons. Ça pourrait rappeler le ti’punch, mais en beaucoup moins sucré grâce à la présence plus importante du citron vert.
L’apprentissage de la culture générale a ses limites : on ne peut pas tout connaître en lisant. Par exemple, boire une caïpirinha sur la plage d’Ipanema est une sensation intense que l’on ne peut expérimenter que sur place. Et que nous nous sommes offert hier dès notre arrivée.
C’était notre rubrique : instant de pur bonheur…

lundi 6 mars 2006

São Paulo, la géante

La ville compte plus de 10 millions d’habitants, l’agglomération estimée à presque le double.
Autant dire que le résultat est phénoménal, mais pas vraiment excitant. Le centre, ce sont des tours, des tours et des tours. Et bien sûr, nos premières impressions sur la joie de vivre brésilienne et le sens de la fête en ont pris un coup dans l’aile.
La ville grouille d'activité : voitures, bus, piétons, tout le monde se presse. Ici, manifestement, on fait du business et on vit stressé. Ou bien on se débat si on est pauvre. Car "very high tech" et charrettes de chiffonnier se côtoient…
Hier, nous avons fait un tour dans la "vieille ville" : pas vraiment folichon, dans le genre préservation du patrimoine historique. Se mêlent quelques (très) rares bâtiments d'époque restaurés (comme le théâtre municipal), des immeubles années 50 ou 70, et hop, une tour ultramoderne.
Bon, nous sommes là pour des rendez-vous toute la journée. Si l’on revient, faudra qu’on creuse un peu : elle doit bien avoir des charmes cachés, cette ville, pour qu’ils soient aussi nombreux à y vivre !
Demain, nous partons pour Rio de Janeiro. Geo en a quelques souvenirs : ça devrait être autre chose…

samedi 4 mars 2006

Nous sommes sortis vivants de la "route de la mort"

Ce que les Brésiliens appellent comme ça, c’est la route qui relie Curitiba à São Paulo. Sans doute les statistiques sont-elles à l’origine de ce surnom. Elle dure 400 km et au début, on trouvait qu’ils y allaient un peu fort : ça démarre par une quatre voies sinueuse mais plutôt sympa…
Hélas, ça s’enchaîne avec une centaine de kilomètres franchement pourris. Ondulée, puis cabossée, la route devient même ici et là défoncée avec un vague panneau qui prévient 50 m avant que les deux voies de circulation n’en deviennent plus qu’une. Si vous êtes en train de doubler un camion à ce moment-là, c’est le plus gros qui gagne.
Cela dit, on n’en a pas trop doublé dans cette zone périlleuse, d’une part vue leur vitesse (c’est parfois eux qui doublent) et d’autre part parce que nous l’avons empruntée un samedi (et de bon matin).
Nous avons tout de même vu trois bahuts fraîchement couchés dans le fossé ou sur le terre-plein central…
En fait, ce n’est pas la route qui est mortelle, ce sont les conducteurs !

vendredi 3 mars 2006

Courte halte à Curitiba, la ville parfaite !?

Nous passons deux jours dans cette grande ville d’un million et demi d’habitants (près de 3 millions dans l’agglomération). Capitale de l’état du Paraná, elle nous a été présentée à plusieurs reprises comme une ville modèle, citée en exemple en matière de planification urbaine : espaces verts, tri des ordures, transports publics, etc.
Curitiba a eu droit en 90 au Prix du meilleur environnement décerné par les Nations Unies et en 96, elle a été récompensée comme la cité la plus innovante au monde lors d’un sommet mondial de maires. Rien que ça !
Et c’est vrai qu’après un an et demi à travers l’Amérique du Sud, la fluidité du trafic et la propreté de la ville nous ont impressionnés. Nous reviendrons ici projeter notre film à la fin du mois, on vous en reparlera sans doute.
Pour l’instant, nous partons à São Paulo, cette mégalopole à la sale réputation. Nous empruntons demain matin la "route de la mort"…

jeudi 2 mars 2006

La chaleur brésilienne

C’est pas de la météo qu’on cause… Mais bien de cette soif de jouir de la vie qui n’est manifestement pas une légende. Et de cette incroyable gentillesse. Nous nous arrêtons dans un bouiboui au bord de la route pour boire deux cafés : ils nous sont offerts «Bon voyage et bonne chance !». Nous demandons une adresse à un commerçant : le gars quitte sa boutique pour nous y accompagner à 100 m de là. Un autre sort une feuille de papier et nous dessine le trajet pour trouver la sortie de la ville que nous cherchons. Les coups de klaxon, en ville comme sur la route, les pouces levés pour nous saluer («Bravo» «Bon voyage»), les demandes de nous photographier avec le Patrol se multiplient comme nulle part jusqu’ici. Et partout : sourires, poignées de mains, abraços…
Nos objectifs sont la découverte, l’échange et le partage : ce pays va nous combler !

mercredi 1 mars 2006

Carnaval do magia

Evidement, nous avions visé la date. Celui de Rio était inaccessible (entre autre financièrement !). Alors, quand on a su qu’il y en avait un à Florianopolis… Certes, il est bien plus petit que l’autre, mais pour l’ambiance, il n’a sans doute rien à lui envier. Et pendant 4 ou 5 jours, les sourires, la fête et surtout la musique sont omniprésents, jusque sur notre plage, où bars et voitures équipées de sonos très impressionnantes balancent le son à gogo, jour et nuit.
Nous logeons à une trentaine de km de la ville et avons pu faire deux incursions dans la fête.

Quelques images pour vous réchauffer (nous avons des nouvelles de la météo en France)…



C’est là que nous sommes :