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Pas de carnet de voyage "in vivo" en ce moment,
puisque nous sommes en France !

Mais vous pouvez retrouver ici l’intégrale des textes
que nous avons rédigés depuis mai 2004.

Des rencontres, des découvertes, du rire ou des larmes :
les émotions et les réflexions de notre vie de nomades…


dimanche 30 juillet 2006

Fin de semaine au cœur de Belém

Après une première nuit improvisée dans le seul hôtel du centre que nous connaissions, nous avons pu en trouver un qui a la bonne idée d’être moins cher et d’offrir une connexion internet gratuite dans la chambre. Au programme pour les jours à venir, entre autres : contacts pour régler le problème douanier, mise à jour de notre site, rédaction du blog… en attendant de pouvoir circuler avec le Patrol.
Et nous goûtons le centre de Belém que nous retrouvons avec grand plaisir. Nous aimons cette ville vivante et chaleureuse, son climat bien tropical, ses bruits et ses odeurs («Des fois, ça pue quand même» précise Babeth !).
A proximité de l’hôtel, nous avons retrouvé un lieu dont nous faisons déjà un de nos repaires : le "Bar do Parque", sur la Praça da República. Ce kiosque, à l’origine la billetterie du superbe Theatro da Paz qu’il jouxte, sert boissons et repas, depuis 70 ans, sur sa terrasse à l’abri de de gigantesques manguiers. Ouvert 24h/24, 364 jours par an : la seule fermeture est le deuxième dimanche du mois d’octobre pour le "Cirio de Nazaré", la plus grande procession religieuse du Brésil. Serons-nous encore là ?!!


Le lieu est plutôt sobre mais très sympa : nous y grignotons des assiettes de viandes ou de saucisses grillées, arrosées évidemment de Caipirinha (on vous en a déjà causé)… Ou arrosées d’un splendide orage comme hier soir : alors, les clients habitués, les touristes, les putes, tout le monde se lève et vient s’entasser sous les petits toits du kiosque pour continuer de parler, rire et trinquer…
Et tous les dimanches, la Praça da República accueille marchands ambulants, artisans, artistes et la foule…


Nous y retrouvons Lazaro qui nous avait permis de charger des photos sur notre site en 2001, lors de notre expédition tournage. C’est qu’à l’époque, fallait bidouiller davantage et les connexions se faisaient rares…
(Tiens, le site est toujours en ligne : vous pouvez le découvrir en cliquant là Expédition en Amazonie - Tournage 2001, puis sur "Carnets de route").
Depuis, le jeune "internaute de génie" est devenu programmeur et s’est marié… Les retrouvailles avec Lazaro et Andrea se sont faites au Bar do Parque !

jeudi 27 juillet 2006

La catastrophe !!!

Nous vous le faisons bref : aussi rapide que cela s’est passé…
A 10h30, nous entrons avec Fernando dans le bureau des douanes et en ressortons à 10h35 : le couperet est tombé. Pas de saisie du Patrol, mais pour pouvoir obtenir le renouvellement de l’autorisation d’importation temporaire (ou simplement pour le ressortir du pays), il nous faut d’abord payer une amende pour sa présence illégale pendant notre voyage en France. Et elle s’élève à 3.500 US$…
Ça ne ferait pas un trou dans notre budget, mais un gouffre. Va falloir trouver une solution pour ne pas devoir rentrer précipitamment en France. Cette somme représente la moitié du budget que nous nous sommes autorisés pour boucler ce premier chapitre sud-américain de notre Itinérance… Nous ne nous éternisons pas sur l’état de notre moral !

mercredi 26 juillet 2006

Arrivée à l’aéroport de Belém

Passage de police et douane tranquille : évidemment, on ne nous demande pas si nous avons un billet de sortie…
Nous sommes accueillis par Domingo, de la concession Nissan, qui, avant de nous accompagner à notre hôtel, va nous emmener voir Fernando. Nous avons apporté à ce dernier une bouteille de vin français pour le remercier de son aide dans nos démêlés d’importation temporaire du Patrol (takalireau18mai). La bouteille, mal posée sur le dessus du chariot à bagages, tombe et se brise dans le hall de l’aéroport : mauvais présage !!!
Et effectivement, du côté de Fernando, les nouvelles ne sont pas très bonnes : le triangle Nissan France, Nissan do Brasil, concession de Belém n’a pas fonctionné (nous le savions) et tout reste à régler demain au bureau de la douane…

Aéroport de Cayenne Rochambeau

Nous nous présentons à l’enregistrement du vol pour nous entendre dire: «Je ne peux vous laisser prendre ce vol car vous n’avez pas de billet pour quitter le Brésil». Nous lui expliquons que c’est en voiture que nous quitterons le pays pour le Venezuela. Mais rien n’y fait : le Brésil exige un billet de sortie pour toute personne n’ayant pas de carte de résident. «Si je vous laisse prendre ce vol, vous risquez d’être refoulés par la police fédérale».
Nous achetons donc un billet retour Belém-Cayenne que nous nous ferons rembourser (moins les frais d’agence !) une fois au Brésil. On se demande à quoi cela sert d’exiger un billet de sortie (pour freiner l’immigration illégale, on suppose) : sans doute juste à éliminer ceux qui n’ont pas les moyens d’avancer le prix d’un billet bidon ?
Nous sommes tout de même la cause d’une bonne dizaine de minutes au décollage de l’avion, car l’imprimante qui doit nous délivrer les billets met du temps à fonctionner !

mardi 25 juillet 2006

Brève escale à Cayenne

Il fait 32°, comme à notre départ de Paris, avec des alizés rendant la chaleur très supportable, malgré le fort taux d’humidité.
Descendus dans l’un des hôtel les moins chers du centre ville (on est toujours en France !), nous prenons le temps de déambuler à la découverte de cette petite ville d’à peine 60.000 habitants que nous n’aurons sans doute pas l’occasion de revoir.
De beaux bâtiments, vestiges de la colonie (presque tous sièges des administrations et institutions françaises), se répartissent autour de la grande place arborée des Palmistes. A quelques encablures, en bord de mer, l’eau est teintée de la couleur maronnasse des fleuves et rivières qui se déversent par là depuis la forêt amazonienne… Les maisons colorées sont coiffées de toit en tôles ondulées et les habitants marchent nonchalamment, le sourire facile.
Plutôt paisible l’endroit : les rues, qui commencent à s’animer un peu en fin d’après-midi, sont désertes à 21h !

Orly, 11h20

Nous-mêmes avons du mal à le croire : nous repartons…

Faut-il que nous ayons cette Itinérance chevillée au corps et au cœur !!!
Car nous n’avons pas trouvé de nouveaux sponsors pour accompagner notre périple. Mais les projets de conférences et de projections pour 2007 sont nombreux. Entre autres, "Exploration du Monde" (équivalent de "Connaissances du monde" en Belgique) nous attend pour une tournée d’une trentaine de projections qui nous ravit.
Nous repartons donc, sans bien savoir pour combien de temps : 3 mois jusqu’au Venezuela ou 9 mois jusqu’au Mexique (selon l’évolution de nos finances) afin de boucler le premier chapitre : "l’Amérique latine par la route".
Nous allons beaucoup filmer pendant cette période, car au lieu de vouloir attendre la fin de notre tour du monde, nous allons réaliser un premier documentaire de ce "chapitre". Avec nos vieux complices de Cinémaginaire (nos partenaires pour "Les héritiers de l'Amazonie"), nous avons travaillé sur un synopsis bien séduisant…

Et puis, nous rentrerons donc en France pour exploiter tout cela et financer les chapitres suivants : d’autres parties du monde avec d’autres moyens de transports…
Sempre endavant !