Nous nous présentons à l’enregistrement du vol pour nous entendre dire: «Je ne peux vous laisser prendre ce vol car vous n’avez pas de billet pour quitter le Brésil». Nous lui expliquons que c’est en voiture que nous quitterons le pays pour le Venezuela. Mais rien n’y fait : le Brésil exige un billet de sortie pour toute personne n’ayant pas de carte de résident. «Si je vous laisse prendre ce vol, vous risquez d’être refoulés par la police fédérale».
Nous achetons donc un billet retour Belém-Cayenne que nous nous ferons rembourser (moins les frais d’agence !) une fois au Brésil. On se demande à quoi cela sert d’exiger un billet de sortie (pour freiner l’immigration illégale, on suppose) : sans doute juste à éliminer ceux qui n’ont pas les moyens d’avancer le prix d’un billet bidon ?
Nous sommes tout de même la cause d’une bonne dizaine de minutes au décollage de l’avion, car l’imprimante qui doit nous délivrer les billets met du temps à fonctionner !