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Pas de carnet de voyage "in vivo" en ce moment,
puisque nous sommes en France !

Mais vous pouvez retrouver ici l’intégrale des textes
que nous avons rédigés depuis mai 2004.

Des rencontres, des découvertes, du rire ou des larmes :
les émotions et les réflexions de notre vie de nomades…


jeudi 31 août 2006

A boire et à manger

Et si nous parlions un peu d’autre chose !
Depuis plus d’un mois (un mois !) que nous sommes ici, nous avons écumé tous les endroits où il est possible de manger quelque chose dans le coin. Voici nos deux cantines préférées :

Le Bom Paladar (que l’on peut traduire par "Au bon goût") est installé dans le séjour et le garage d’une maison particulière.


Parfois, ils retirent la voiture pour ajouter une table ou deux, mais les clients n’aiment pas trop le soleil ! Un vieux tonneau a été bricolé en barbecue, et la viande, le poulet, le poisson grillés sont accompagnés de ce qui se mange partout au Brésil : le riz avec haricots noirs et "farofa" (une farine de manioc que l’on saupoudre sur l’assiette et qui apporte les mêmes glucides que le pain). C’est souvent complété de spaghettis, mais bon, il y a des limites !!!


Ce n’est pas vraiment léger, mais vraiment bon : la preuve !


Notre autre repaire, c’est l’Alvorada ("l’aube", en portugais : pas la robe blanche des ecclésiastiques, mais le moment où commencent à poindre les premières lueurs du soleil…) (un peu de poésie dans ce monde de Plinios). Il faudra que l’on pense à demander à Durbem pourquoi il a appelé son restaurant comme ça : il ouvre à midi en semaine et les jeudi, vendredi et samedi soir, au plus tard jusqu’à 22 heures… (Quand il n’a pas une rage de dents ou mal à la tête)
Durbem (en photo ci-dessous), c’est le patron, et nous allons chez lui avec un vrai plaisir. Il est sympa comme tout et sa spécialité, le "Fuxico do Alvorada", est un mélange de crevettes, viande de bœuf, poulet et saucisses. Ce n’est pas cher et en plus c'est un régal.


Le téléviseur diffuse les infos à midi (la télé dans les restaus est une maladie sud-américaine) et le soir, plus séduisant, des concerts d’artistes brésiliens : davantage de "MPB" ("Musique Populaire Brésilienne", cela dit de la plutôt bonne variété) que de Samba ou Bossa Nova. On se demande d’ailleurs depuis quatre mois si ces deux dernières ne sont pas surtout entretenues pour les touristes… comme le tango à Buenos-Aires ou la bourrée en Auvergne !

Nous avons goûté ici de multiples spécialités. Et avec plaisir, car la gastronomie du Pará est à la hauteur de sa réputation. Y compris quand on ne sait même pas ce que l’on mange : tous les voyageurs connaissent ce moment déconcertant (et assez excitant !) de devoir commander un plat sans rien comprendre aux noms et ingrédients dont il est composé ! Heureusement, nous avons pu avoir quelques explications. Exemples :
- le "Maniçoba", de la viande et de la maniva (feuille de manioc cuite pendant plus de cinq jours), servis sur du riz et des haricots noirs. Ah oui, la feuille de manioc cuit si longtemps car sinon, elle est toxique : elle contient un acide qui est un poison très violent ! «Bien cuit pour moi, s’il vous plait !»,
- le "Vatapá", un plat de crevettes frites avec oignons et tomates, cuisiné dans un lait de coco épaissi avec de la farine,
- le "Pato no Tucupi", canard rôti assaisonné à l’ail et cuit dans un suc de couleur jaune, amer, extrait de la racine de manioc, accompagné de "jambun", un légume local de la famille du cresson… Ce plat-là, on ne l’a pas encore goûté. Il n’est servi que dans des restaurants plutôt chics, on se réserve ça pour notre dernier repas à Belém…

Et avec ça, que buvez-vous ?
D’abord, pas des trucs sucrés. Parce que l’épidémie de colas et sodas, sous la pression yankee, affecte le Brésil comme toute l’Amérique du Sud, fabriquant une partie non négligeable de la population plutôt replète. Cela dit, les Brésiliens résistent plutôt mieux que leurs voisins : ils boivent encore des jus extraits de tous leurs produits exotiques. Nous en avons essayé quelques uns, en particulier au petit-déjeuner : entre autres, le jus de noix de cajou, surprenant et plutôt bon !
Sinon, c’est la bière qui domine largement. Le vin d'ici est encore soit mauvais, soit cher : ils progressent doucement, loin derrière l’Argentine et le Chili.
Heureusement, il reste la Caipirinha. Pourquoi vous le préciser, il vous suffit de regarder les photos de nos tables ci-dessus !

mercredi 30 août 2006

La douche froide !

L’accord de vendredi avait été obtenu, par l’avocat, auprès d’un ‘superintendant’, le super chef de celui qui coince l’affaire depuis un mois.
Eh bien, le petit chef ne l’a pas entendu de cette oreille et a pris sa décision, communiquée par écrit à notre avocat : l’amende est à payer, na ! Et comme c’est écrit, ça s’impose.
Nous avons dit à l’avocat qui s’obstine à vouloir rencontrer les chefs du petit chef de stopper là, d’arrêter les frais en quelque sorte. Nous ignorons maintenant combien de temps la procédure de paiement de l’amende va prendre, procédure qui dépend du petit chef !!
Mais qu’est-ce qu’on lui a fait, à celui-là, à part être citoyens du pays qui a éliminé le Brésil de la Coupe du monde de foutchbaull ?
Nous ne voudrions tout de même pas que l’affaire monte jusqu’à Lula et déclenche un incident diplomatique entre nos deux pays qui s’aiment tant… D’autant que la France a laissé le Brésil gagner la Ligue mondiale de volley-ball. Un partout !
Et nous avions ouvert ce blog pour vous raconter notre cinéma itinérant autour du monde, nos découvertes et nos rencontres, entre autres ce pays si merveilleux qu'est le Brésil… :-)
Désolés !! :-(

lundi 28 août 2006

On n’a pas tout testé pour vous

Au fait, il n’y a pas que des douaniers et des avocats au Brésil. Il y a aussi des docteurs…
Nous avons testé pour vous les premiers, pas les seconds. Pourtant, ils sont faciles d’accès…


Stéthoscope, prise de tension et analyse de sang en pleine rue. Nous n'avons pas osé lui demander si les prélèvements étaient faits sur place.
Remarquez la blouse blanche : ici aussi, l’habit peut faire le moine…

vendredi 25 août 2006

Nous échappons à l’amende !!!

Mail reçu tout à l‘heure de l’avocat : «Affaire résolue - La libération du véhicule sera formalisée lundi et vous pourrez l’embarquer sur un cargo pour la France le 31 août».
(Nous passons sur la suite du mail qui précise ses honoraires ; il n’a pas fait le voyage pour rien !).
Tout ceci va-t-il se confirmer lundi ? L’expérience nous a appris à rester prudents ! Nous vous donnons de plus amples nouvelles sous peu.
A suivre…

mercredi 23 août 2006

Ne nous fâchons pas !

L’ami Thierry a raison dans son commentaire à notre message précédent : "Celui qui se fâche, perd". Alors rions-en !
(Quoique nous ne sommes pas sûrs de gagner pour autant !)
Les choses n’ont pas avancé. Ou du moins si, d’un grand pas dans le burlesque.
Suivez bien : de guerre lasse, la date butoir que nous nous étions fixée étant arrivée, nous avons fait demander ce matin à la douane d'éditer l’amende pour que nous puissions la payer et libérer ainsi le véhicule.
Seulement voilà : comme l’avocat qui défend notre dossier a réussi à démontrer au chef du service douanier qu'il n'y avait pas de motif réel à cette amende, eh bien le sus-dit chef douanier ne sait plus comment la justifier… Tout en ne sachant pas comment renouveler l’autorisation de présence du véhicule !
Vous avez suivi ? Contents pour vous, car nous, non !!!
(Nous n’avons pas trouvé dans notre dictionnaire comment on dit ‘ubuesque’ en portugais. Nous allons leur suggérer ‘pliniesque’, mais merci de ne pas nous demander pourquoi, nous vous le dirons quand nous aurons passé la frontière…)

mardi 22 août 2006

Dilatoire…

DILATOIRE (adj.)
Terme de jurisprudence. Qui fait différer, gagner du temps ; qui tend à retarder le jugement d'un procès. Moyen dilatoire. Raisons dilatoires. Exceptions dilatoires. (Dictionnaire Littré - 1880)

Ils commencent sérieusement "à nous prendre la tête" (Dictionnaire Guitter - 2006), "à nous gonfler" (Dictionnaire Fabre - même année)…

dimanche 20 août 2006

Dimanche à la campagne

…électorale !
Ils ne fêtent pas une victoire, c’est juste le défilé de soutien à un candidat, croisé tout à l’heure dans le centre de Belém.


Il faut dire que les élections auront lieu le 1er octobre prochain (simultanément, le président, les membres du Congrès national, les Gouverneurs des Etats et les Députés) ! Ici aussi, ça cause donc beaucoup politique en ce moment…


Parfois avec un goût douteux. Vous pouvez lire sur la photo ci-dessus : ça annonce un "Tsunami" électoral. Elégant…

Lula, le président sortant qui va se représenter, est plus délicat, mais non moins convaincu. A la Une de ce journal aujourd’hui : «Lula dit que la victoire est certaine et se produira encore au premier tour»…

jeudi 17 août 2006

Le feuilleton douanier continue

Après une rencontre de notre avocat avec le chef de la douane, ce dernier a dit ne pas vouloir changer de position, tout en nous suggérant un recours administratif… Donc, une requête invoquant toute notre bonne foi et accompagnée d’éléments probants (il n’y manquait que notre livre d’or !) est arrivée tout à l’heure sur son bureau.

Si ça ne marche pas, il y aurait d’autres démarches possibles, judiciaires en particulier. Mais nous arrêterons avant que ça n’ait duré autant de temps que le procès de la dette Fabre en Equateur.
(Evidemment, ça ne peut faire sourire que ceux qui ont vu "Les héritiers de l'Amazonie". Pour les autres, nous ne désespérons pas d’une diffusion un jour sur une chaîne française… Sinon, le dvd va être à la vente !)

mercredi 16 août 2006

Belém zone humide

Par ici, et dans toute l’Amazonie, la température tourne autour d’une trentaine de degrés et les taux d’humidité se promènent jusqu’à 80 ou 90%. On lit même ici ou là 100%, ce qui nous laisse un doute : un taux pareil semble vouloir dire qu’on est dans le fleuve…
Trêve de querelles d’experts, des preuves : ci-dessous, les effets de l’humidité au sommet d’une église. Cliquez sur la photo pour la voir à 100 %.

mardi 15 août 2006

Pause-bronzette sur l’île de Mosqueiro

Bon, aujourd’hui, ici comme dans tout bon pays catholique, c’est férié. Alors, par solidarité avec tous ceux d’entre vous qui se cuisent en ce moment la peau (et pour élever nos âmes ; forcément, c’est l’Assomption), nous sommes allés à la plage !
L’île se trouve à 65 km au nord-est de Belém et accessible via un pont, en 1h30 en bus collectif (évidemment, si vous suivez, nous ne pouvions pas y aller en Patrol !!!)…
C’est du sable, plutôt clair et fin, et une eau pas vraiment turquoise (ni salée), car c’est le fleuve Amazone. Etonnant, quand on voit l’horizon ! Mais, si près de l’embouchure, ce bras du fleuve s’étend sur une cinquantaine de km de large… (Un autre bras, plus à l’ouest, s’étend, lui, sur plus de cent km !)


Et au passage, une découverte ! On se demande si on ne va pas déposer le brevet en France et monter ce business pour l’été prochain… Vous voyez le seau métallique sur la droite de la photo ? Le découpage à sa base permet d’y glisser des braises : parfait pour maintenir les cacahuètes au chaud. La classe !!!
(Une fois consommées, nous avons, par curiosité, déroulé le papier enrobant les caouettes : c’était un questionnaire sur des versets de la bible. Nous n’avons pas revu le vendeur pour lui demander s’il changeait le texte chaque jour en fonction de la fête votive…)

dimanche 13 août 2006

Pause-café à l’Estação das Docas



Littéralement la "station (ou la gare) des docks", nous vous la racontions (avec photos) lors de notre passage à Belém le 19 mai dernier.
Un de nos lieux de prédilection : les restaurants y sont un peu chers à notre gré, mais y passer un moment pour boire un café est un de nos plaisirs favoris, agrémenté d’une promenade le long des quais et autour du port, où l’architecture coloniale a laissé quelques beaux vestiges.
Nous vous avions promis des images…

samedi 12 août 2006

10h, Mario nous appelle

«Vous êtes disponibles, à l’instant ?». Réponse positive.
«Il faut que vous ayez un avocat sur place, un vrai ! Je viens de penser qu’une de mes relations a une entreprise d’aluminium à Belém. Il doit bien en connaître un».
Quelques minutes après : «Ok, c’est bon, il vous attend et vous donnera les coordonnées de son avocat…».

10h40 - Nous sommes dans le bureau d’Antonio, descendant d’immigrants italiens. L’accueil est chaleureux, le café excellent, le coup de fil à l’avocat rapide et le résultat immédiat : «Il sera à votre hôtel à 12h15». Nous y filons.

12h15 - Augusto est à l’hôtel. En trois quart d’heure, il nous bombarde de questions, nous demande des copies des documents en notre possession, appelle Fernando (de la concession Nissan) pour en savoir un peu plus et nous rassure sur le montant de ses honoraires (!) : «Je vois plusieurs pistes à explorer. Je vous appelle lundi».

Au fait, tout cela se déroule un samedi… Nous allons nous accrocher encore un peu à l’idée qu’ici, tout est possible !
Et dire qu’on vous annonçait Belém en images. Ça vient, ça vient…

jeudi 10 août 2006

«Vous ne devez pas abandonner !»

Mário, qui a appris nos déboires, veut nous filer tous les coups de mains possibles : «Ne laissez pas tomber, cette amende est injuste !».
Mário, nous l’avions connu à Florianopolis quand nous étions hébergés, et avec quel bonheur, chez Geneviève et lui (takarelireau4avrildernier).
Là, nous l’écoutons éberlués : il va bouger tout ces contacts du Brésil dans l’espoir de trouver une solution !!! Formidable Mário : depuis hier soir, par téléphone, par mail, il nous tient informés de l’avancée de ses démarches…
«Je ne sais pas si cela peut aboutir à quelque chose, cependant, comme on dit ici "Quem não chora não mama". Grâce à notre dictionnaire, nous comprenons que ça veut dire "Celui qui ne pleure pas n’a pas de tétée !"…

mardi 8 août 2006

C’est sans appel !

Nous sortons du bureau de Sandra (l’avocate - takasuivre). Les services de douane sont restés intransigeants : nous sommes donc définitivement condamnés à payer la totalité de l’amende mirobolante de 3.500 US$, permettant de régulariser l’autorisation de circulation de notre véhicule dans le pays.
Ce qui est dommage, c’est que, justement, nous n'allons plus circuler dans le pays !! Compte tenu de l'impact du montant à payer sur notre budget, nous allons donc stopper ici le premier chapitre sud-américain de notre Itinérance. Et de toute façon, même pour simplement quitter le pays, il faut payer l’amende. C‘est sans issue, même pas d’issue de secours !!
Nous devrions être rentrés en France dans moins d’un mois, le temps nécessaire à accomplir un certain nombre de démarches très gaies : payer l’amende donc (via 3 services administratifs et bancaires différents), organiser le retour du Patrol en porte-conteneurs et le nôtre en avion.
Et pour commencer, l’amende ne se payant pas en carte de crédit (et encore moins en chèque en euros !), il nous faut récupérer, depuis la France, l’argent en liquide… Ça va être simple et rapide !!
Bon, dans les jours qui viennent, on ne va pas vous raconter toutes ces péripéties, avec photos de bureaux et fonctionnaires brésiliens… On va donc tâcher de s’offrir des temps libres et nous vous raconterons Belém en images !
Et puis, si ça se goupille bien, nous profiterons du temps de traversée du cargo pour faire un aller - retour à Manaus, où nous attend une projection avec l’Alliance Française de là-bas. Ah oui, c’est vrai, nous faisions un tour du monde de cinéma itinérant, avant de rencontrer la douane brésilienne…

lundi 7 août 2006

Le grand bazar

Depuis le port (et en particulier Ver-o-Peso) jusqu’à la Praza da República, sur l’avenue Présidente Vargas et dans toutes les rues adjacentes dont certaines sont piétonnes, couvrant une superficie de l’ordre d’un km2, ce ne sont que boutiques, supermarchés spécialisés et étals sur les trottoirs.
Ici, tout se vend et tout s’achète : des fringues, de la vidéo, des portables, des dessous affriolants ou des produits d’artisanat divers.
C’est fabriqué ici ? importé ? en contrebande ? tombé du camion ? Apparemment, le plus licite côtoie les copies de tous ordres : aperçu un dvd du dernier Superman (jaquette photocopiée) alors que le film vient juste de sortir sur les écrans… Le dvd "officiel" n’est lui-même sans doute pas encore sur le marché !
Mais c’est un vrai plaisir de déambuler dans ce dédale, même par 30° et plus de 80% d’humidité en ce moment.

samedi 5 août 2006

Demi-journée en pleine Amazonie

Lazaro nous a emmenés tout à l’heure au "Mangal das garças" ("La mangrove des hérons", "garças" est un faux-ami…). A l’origine, c’était un tout petit bout de territoire resté sauvage (à peine 4 hectares), sur le bord du fleuve, où vivait une colonie de hérons.
Autour ont été construits quelques serres et bâtiments regroupant oiseaux et papillons de la région, complétés d’un musée de la navigation amazonienne. En arrivant, tout à l’heure, nous trouvions que c’était une drôle d’idée d’avoir installé en pleine ville ce mini "parc naturel", alors que la forêt gigantesque, la vraie, est si proche. Mais finalement, les deux heures de promenade dans cet endroit, qui est plutôt charmant, nous ont permis d’observer de près quelques belles espèces animales et végétales.
Et comme ça, nous vous faisons profiter de la vue de quelques hérons, ibis rouges et ananas. Pour les papillons, il faudra attendre notre film !

vendredi 4 août 2006

Virés sur le champ ?

Allons-nous rentrer en France dans 15 jours ?
On vous le livre comme on vient de le recevoir à l’instant. La douane confirme : nous devons payer l’amende. Lundi, nous allons essayer de faire baisser le montant d’un cran, mais pour l’instant, ce qui a baissé de deux, c’est le moral !

Bon, on ne va pas se laisser abattre, on en a vu d’autres !!! Nous allons nous consoler avec une caipirinha…

Virée sur le port

Toujours rien du côté de notre amende douanière…
Alors, nous venons donc de flâner sur le port. Et en particulier au marché de Ver-O-Peso. Tous les guides de voyage le signalent, mais bizarrement, nous n’y avons pas vu un seul touriste…
Nous étions là déjà en 2001 lors du tournage, et surprise : il a fait peau neuve ! Disparus les vieux étals crasseux, tout a été nettoyé et refait de neuf. Le marché aux poissons, rénové lui aussi, est toujours dans la vieille structure en fer forgé qui doit bien être classée monument historique. Et autour, sous les toits blancs, des zones de fruits et légumes, d’artisanat ou de restaurants. On trouve même le territoire des liqueurs et décoctions de tous ordres : elles sont issues des plantes de la forêt avoisinante et semblent soigner à peu près tous les maux… S’il nous arrive quoi que soit, nous testerons !
Si Ver-O-Peso a perdu en pittoresque, il a beaucoup gagné en fragrance (!) et sans doute aussi en hygiène…

Galerie d'images :


jeudi 3 août 2006

Prenons un peu de hauteur

Toujours rien du côté de notre amende douanière. Sandra (l’avocate) semble multiplier les contacts : ministères de l’état où nous nous trouvons (Belém est dans l’état du Pará) et de celui par lequel nous sommes entrés (état du Paraná, frontière avec l’Argentine) et maintenant ministère fédéral des Finances. Ça nous met dans tous nos états (oh hé, on peut rire un peu, non ?)…
Nous bossons un max à l’hôtel et faute de pouvoir nous en éloigner - une nouvelle ou un rendez-vous pouvant tomber à tout moment - nous préparons la suite de notre périple en le repérant sur Google Earth !!! C’est idiot, on en convient, puisque nous pourrions faire le tour du monde comme ça connectés depuis Saint-Malo ou Perpignan…
Pour l’instant, nous sommes confiants : nous regardons la remontée de l’Amazone, plutôt que le retour Belém - Europe en cargo ! d’autant que les vues que Google Earth offre de la traversée sont plutôt vagues…
Du coup, ça nous permet de vous offrir la vue du coin (Praça da República) dans lequel nous gravitons depuis une semaine. (Si vous voulez découvrir les quartiers voisins du nôtre, c’est sur http://earth.google.fr).
Promis, demain et ce week-end, nous nous baladerons en ville et vous enverrons des vues du plancher des vaches.

mardi 1 août 2006

Ronger son frein

Ronger son frein, ça doit vouloir dire que l’on attend des nouvelles pour pouvoir sortir sa voiture bloquée depuis quatre jours dans la concession Nissan de Belém…
Cet après-midi, il pleuvait. Comme tous les après-midi depuis notre arrivée. Comme tous les après-midi en cette saison. On nous a expliqué : en d’autres saisons, il pleut tous les matins. En fait, à Belém, il pleut tous les jours, toute l’année. Des fois 10 minutes, des fois deux heures… La vie s’arrête. Les gens s’abritent et attendent que ça passe. Tout à l’heure, nous avons attendu 10 minutes, et puis nous avons décidé de rentrer à l’hôtel. Dommage, la pluie a cessé au bout de 20 minutes ! Nous avons vite séché : il fait 32°…
La réponse concernant l’amende sur le Patrol est en principe pour demain matin. Une avocate plaide notre cause auprès du ministère. Elle est une relation d’un transitaire, qui est une relation de la Consul honoraire de France à Belém. Cette dernière nous avait donné un coup de main lors du tournage en 2001…
Nous venons de manger un bout dans un bouib du coin. Aucune étoile dans le ciel. La nôtre, la bonne, est-elle au dessus des nuages ?
Tiens, il s’est remis à pleuvoir. Deux fois, donc, aujourd’hui…