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Pas de carnet de voyage "in vivo" en ce moment,
puisque nous sommes en France !

Mais vous pouvez retrouver ici l’intégrale des textes
que nous avons rédigés depuis mai 2004.

Des rencontres, des découvertes, du rire ou des larmes :
les émotions et les réflexions de notre vie de nomades…


lundi 29 octobre 2007

Belgique

Nous avons été invités pour une tournée de 30 projections-débats en Belgique et au Luxembourg (Cycle "Découvertes").



L'art du voyage, en long, en large, sur grand écran
Aventures, Voyages, Découvertes, Films, Conférences


En cliquant sur "septembre 2007" et "octobre 2007" dans la colonne de gauche, vous trouverez les 17 billets que nous avons rédigés durant cette tournée. Attention, ils sont archivés, pour chaque mois, en ordre inversement chronologique…


(Source : Division Géographique de la Direction des Archives du Ministère des Affaires Etrangères)

C’est déjà fini !

La tournée s’est donc terminée hier, par une projection devant 200 spectateurs, au Centre culturel de Woluwé Saint Pierre, commune périphérique de Bruxelles.
Nous revenons heureux de cette aventure belge (en chiffres, 30 projections en 6 semaines, 3.000 spectateurs et 5.000 km tout de même, malgré la relative petite taille du pays).
Nous avons découvert la chaleur et la gentillesse des belges, même s’ils ne sont pas aussi démonstratifs que les sud-américains !
Tiens, pour vous convaincre de l’émotion que nous avons ressentie, voici quelques extraits de notre livre d’or : «Les rêves mènent à tout. Quelle aventure ! Bon vent et belles aventures», «Merveilleuse reprise des conférences Exploration du monde par un film et des aventures formidables», «Merci pour ce moment émouvant qui mérite toute notre appréciation», «Bravo aux valeureux explorateurs pour ces travaux de recherche généalogique incroyables et touchants», «Merci pour ce merveilleux voyage à travers diverses époques et générations. Je vous souhaite bon vent !», «C’est une idée géniale d’avoir refait sur le terrain l’extraordinaire aventure de vos ancêtres directs. Bravo !», «Une personne meurt et le passé s’efface. Ce n’est pas toujours la réalité. La preuve ! Merci à vous pour votre héritage partagé», «C’est une fabuleuse aventure humaine. Merci de l’avoir partagée avec nous», «Le voyage fantastique était pour nous. Bien à vous et Carpe diem», «Un tout grand merci pour ce beau voyage initiatique», etc. Il y en a 9 pages comme ça…

dimanche 28 octobre 2007

Frustration

Comme dit précédemment, nous n’aurons pu que survoler le pays. Pourtant, ça méritait manifestement bien plus de temps. Les paysages de la Belgique sont loin de la monotonie que laisse attendre son surnom de "plat pays".
Quant à Bruxelles, nous lui avons trouvé une belle allure, avec son architecture et ses parcs. Et puis elle peut s’octroyer, sans complexe, le titre de capitale mondiale de la bande dessinée. Tiens, entre autres, au passage, nous avons pu apercevoir cette fresque murale : un parcours dans la ville permet d’en découvrir une vingtaine de différents auteurs. Très belle idée. Sûr, nous retournerons à Bruxelles pour découvrir la ville en feuilletant cet album de BD géant.

samedi 27 octobre 2007

Panneaux-rama

Faisons un peu de tourisme. La tournée nous a guère permis de découvrir le pays, mais par contre d’arpenter abondamment ses routes. Alors, permettez-nous de vous faire découvrir une particularité belge.
Sur le bord de l’autoroute, il y a ici, comme en France, de ces panneaux vantant les mérites touristiques du coin. Vous savez, du genre : "La Bourgogne, ses châteaux, ses vignes, son soleil", "La vallée du Rhône, ses châteaux, ses vignes, son soleil", "Le Bordelais, ses châteaux, ses vignes, son soleil", "La Dordogne, ses châteaux, ses vignes, son soleil", avec la silhouette d’une château, d’une grappe de raisin ou le symbole d’un soleil sur fond maronnasse…
Et bien, nous sommes tombés sous le charme des panneaux belges. Regardez plutôt :






Nous avons photographié tout cela au péril de notre vie, stoppés à la sauvette sur les bandes d’arrêt d’urgence, rien que pour vous. Mais nous en avons raté un que nous n’avons pu qu’apercevoir en finissant de doubler un camion… Dommage, c’était peut-être le plus beau. Vous n’en aurez que le texte "Plongez dans le poème vert". Ça aurait pu être le titre de la rubrique.

lundi 22 octobre 2007

Soirée "privée"

Changement d’ambiance avec cette nouvelle incursion en territoire flamand, à Leuven. Pour ce que j’ai compris, un mouvement mené par les universitaires dans les années septantes (ben tiens, on s’adapte) a entraîné la création de Louvain-la-neuve, ville nouvelle construite avec son Université catholique francophone (scission déjà !). A Leuven, alors que la Belgique est un pays avec 3 langues officielles, tout n’est inscrit qu’en flamand. Commander un sandwich en français demande des circonvolutions.
C’est fou, on dirait des catalans qui ne voudraient pas parler espagnol ou français. :-)

Les organisateurs, rassurants : «Pas de soucis, votre voiture sera garée dans une cour fermée.» (Et du coup, le reste du temps dans le parking fermé de l’hôtel Ibis ! autre invitation). «Et puis la soirée est privée». Effectivement, pas une affiche en ville et l’impression que les 40 spectateurs étaient un dernier carré de résistants (ont-il dû donner un mot de passe avant d’entrer ?). Tout çà à 20 km de la capitale de l’Europe…

dimanche 21 octobre 2007

Entre Cyrano et Indigènes

Celle-là, on ne nous l’avait jamais faite, une promo pareille. Uccle est une des grandes communes (plutôt chic) de Bruxelles. Le Centre culturel y est manifestement très actif, à en juger, entre autres, par l’affichage promotionnel. Et là, nous découvrons ces panneaux annonçant "Les héritiers de l’Amazonie" comme nous n’en avons jamais vus en 3 ans de tournée.
Résultat, une des plus belles salles que nous n’ayons connues : 250 spectateurs, et chaleureux en plus ! Un beau final pour Babeth (même si elle a bizarrement été oubliée sur l'affiche !!!). Elle prend le train tout à l’heure pour la France…


samedi 20 octobre 2007

Soirée latine

Babeth part demain pour Perpignan, job d’éduc oblige. Pour cette dernière soirée ensemble, nous voulons nous offrir un dîner en tête à tête. Nous sommes logés au Novotel Tour noire, dans un des vieux quartiers (l’hôtel nous aura invités 5 nuits au total lors de nos passage à Bruxelles).
En déambulant autour de l’hôtel, nous découvrant une enseigne : Los Romanticos. Nous poussons la porte et nous offrons une très belle soirée… sud-américaine ! Au programme : cocktail brésilien (la Caïpirinha, bien sûr, voir nos pages brésiliennes), viande argentine, vin chilien et musique cubaine (avec des cours de Salsa dans la salle voisine). Un dîner à faire remonter tous nos souvenirs. Nostalgie, quand tu nous tiens !
(Aïe Mexico, on arrive !!)

vendredi 19 octobre 2007

Projections en rafale !

Le billet précédent parlait de rythme de croisière, mais aujourd’hui, ça n’est pas sur un long fleuve tranquille : 3 projections pour la journée (13h, 16h30, 20h15) ! Cela se passe dans une ancienne ferme, propriété de la commune (à Linkebeek, près de Bruxelles) et aménagée pour recevoir réceptions, séminaires et spectacles en tout genre. La première projection rassemble 150 élèves et les suivantes une quarantaine, puis une cinquantaine de spectateurs. La gentillesse de l’équipe d’organisation et les réactions du public aident à supporter l’épreuve !

lundi 15 octobre 2007

Faux amis

Attention de ne pas tomber dans le panneau en raison des différences entre le français de France et le français de Belgique…


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les indications ne signifient pas : "Tout droit, petit escalier", "à gauche, projection du film", "à droite, Charente et Bretagne"…

samedi 13 octobre 2007

La tournée en régime de croisière

D’un bout à l’autre du pays (heureusement, il est plutôt petit !), nous enchaînons les projections à un rythme sérieux (déjà 18 en 3 semaines), dans de superbes centres culturels ou des salles polyvalentes, devant 40 à 200 spectateurs de tous âges (y compris des projections pour les scolaires ou une Université du Temps Libre)…


A g., le centre culturel d'Auderghem, à Bruxelles ; à dr., la salle polyvalente de Rumes (à vos souhaits).


Les débats sont donc très variés et les questions de tous ordres. Ici aussi, "Les héritiers de l’Amazonie" et notre Itinérance sont bien accueillis. Ça nous réchauffe déjà le cœur, car côté climat, il fait pour le moins frisquet. Avec, depuis quelques jours, un brouillard à couper au couteau. On vous met pas de photo, ça fait tout gris…

dimanche 7 octobre 2007

Bruges et Gand

Au milieu de la tournée, deux jours libres dont nous profitons pour une escapade romantique. Car c’est le qualificatif qui va le mieux à ces deux villes. On ne va pas vous raconter leurs histoires. On ne va même rien vous raconter : juste le plaisir des yeux… parce qu’elles sont vraiment très belles et que l’on s’est régalé à déambuler le long de leurs canaux et au fil de leurs ruelles et places. Malgré la foule, en particulier à Bruges.
Ah oui, on a mangé nos premières moules - frites. Intéressant, non ?
Bon, le plaisir des yeux.

Ça, c’est Bruges...




Et ça, c’est Gand…


vendredi 5 octobre 2007

Adorable Juliette

C’est l’entracte et la fillette d’une douzaine d’années vient nous interroger, intriguée par la pratique de la réduction de têtes racontée dans "Les héritiers de l’Amazonie" :
- Pourquoi faisaient-ils ça ?
- Par vengeance et pour s’approprier le courage de leurs ennemis.
- Alors, il valait mieux être une chochotte…
A la fin de la séance, la fillette s’approche à nouveau de nous et, cette fois, écrit un mot sur notre livre d’or, puis quitte la salle sans un mot, en nous saluant d’un grand sourire. Nous lisons alors son texte : «C’était magnifique ! Cette histoire était passionnante ! Qu’on peut aller au bout de ses rêves me fait rêver.» Signé : Juliette…

mercredi 3 octobre 2007

Scission ?

Comment ne pas évoquer ce sujet : on n’entend parler que de ça depuis deux semaines que nous sommes en Belgique.
Juste quelque réflexions sur cette étrange situation identitaire, à laquelle nous sommes particulièrement sensibles, nous bretonne et catalan français (!), et qui venons de passer plus de deux ans en Amérique du Sud, territoire encore régulièrement déchiré par des querelles et conflits de frontières et d’identités culturelles.
Le conflit ici est d’autant plus déroutant que la Belgique accueille sur son territoire parmi les plus importantes instances de l’Europe en construction. On aimerait qu’elle soit un vrai patchwork symbole de co-existence pacifique entre diverses cultures, elle qui compte trois langues officielles (le français, le hollandais et l’allemand).
Seulement voilà, un individu se définit en (grande) partie au travers des groupes auxquels il appartient : nation, continent, famille, entreprise, catégorie socioprofessionnelle, etc. (Tiens, le consultant Geo se lâche - note de Babeth). Et tout groupe se construit avec une histoire, des traditions, des signes et/ou des objectifs communs. Les identités nationales n’échappent pas à ces règles. Cette crise, ici et maintenant, semble montrer que les objectifs européens sont moins rassembleurs que les histoires des nations peuvent être diviseuses. Cela dit, ne vous attendez évidemment pas à ce que nous tranchions sur le sujet, ni même que nous évaluions les conséquences politiques ou économiques d’une éventuelle scission, encore moins que nous prenions le moindre parti. D’autant que nous n’avons évoqué le sujet qu’avec des Wallons et que les arguments sur un tel thème sont parfois irrationnels. Nous avons compris que la scission est voulue par les (des) Flamands et n’avons d’ailleurs pas encore rencontré un seul Wallon qui y soit favorable. Ce que nous entendons le plus est que la Belgique, indépendante depuis 1830, s’est construite avec le français dominant, langue parlée par l’aristocratie et la bourgeoisie. La Flandre, qui était plus pauvre (et plus peuplée), a subi cette domination culturelle et économique pendant des décennies. Or, aujourd’hui, elle est plus riche et cette volonté de scission relèverait donc de la revanche. Certains corrigent en disant qu’il y avait aussi une bourgeoisie flamande et des pauvres wallons exploités. Mais ceci ne change guère la dimension irrationnelle de vengeance que semble porter cette volonté de scission.

En Belgique, actuellement, la vengeance est un plat pays qui se mange froid…

lundi 1 octobre 2007

Incursion flamande (bis)

Ce soir, c’est notre 7ème projection et elle vient de se dérouler à Renaix (ou Ronse en français), en territoire flamand… La frontière est à l’entrée de la ville. "Exploration du monde" est francophone, mais projeter ici est une tradition depuis plus de 50 ans qu’existe cette organisation : une partie importante des habitants parle le français.
Attachés aux valeurs de "diversité culturelle", d’échange et de respect entre les peuples (une des raisons essentielles qui nous vaut le soutien de la Commission française pour l’Unesco), nous proposons à l’une des organisatrices de la soirée d’entamer en saluant le public en flamand. Elle nous en dissuade : "c’est trop délicat en ce moment". Nous n’insistons donc pas. Mais quelques instants avant de prendre la parole, l’autre organisatrice se penche vers nous et nous dit : "Saluez le public en flamand, ce sera bien venu". Pensant qu’elle s’était mise d’accord ensemble, nous décidons de nous lancer ainsi. On ne vous écrit pas comment on dit "Bonsoir" en flamand car on en est incapable. Nous savons maintenant que nous sommes incapables aussi de le dire. Car, bien qu’ayant précipitamment répété la formule magique 10 fois dans sa tête, quand Geo se lance, il fait un bide total. Y’a-t-il un latin qui n’ait jamais réussi à parler le flamand ?
Le public a rapidement ri de cette tentative avortée… La suite de la soirée s’est déroulée au mieux, le film a été bien accueilli et la discussion nourrie. Nous avons tout de même évité d’évoquer la situation culturelle et politique des indiens en Amazonie et d’autres sujets de ce type !
A la fin de la séance, nous avons d‘échangé quelques mots avec la 1ère organisatrice (celle que nous aurions dû écouter !). Elle nous a avoué être inquiète. Voici quelques années, nous a-t-elle raconté, lors d’une précédente crise dans les relations entre Wallons et Flamands, une séance "Exploration du monde" a été caillassée, accompagnée de jet de gaz lacrymogène car le film n’était ni doublé ni sous-titré en flamand.