Que vous en dire avec le peu de temps que nous y avons passé ? Le pays est très décrié par ses voisins, peu connu en Europe et pourtant, il ne faut pas hésiter à s’y rendre : un accueil des plus chaleureux de paraguayens charmants, toujours prêts à vous rendre service. Et en plus, il y a de très beaux sites à découvrir…
Le Paraguay présente une particularité parmi tous les pays de l'Amérique du Sud, puisqu'une langue indienne, le Guarani, est considérée comme langue officielle au même titre que l'Espagnol. Phénomène unique dans l'histoire de la colonisation espagnole, nous dit-on, les conquistadores apprirent le langage des indigènes.
Asunción, plus exactement "Nuestra Señora de Santa Maria de Asunción", est située sur la rive est du fleuve Paraguay. Elle est l’une des plus anciennes villes de l’Amérique du Sud, fondée en 1537.
Pas de chance, nous comprenons sur place que le week-end n’est pas le bon moment pour s’y rendre. Tous les commerces du centre d’Asunción sont fermés à partir du samedi midi. Et les rues sont donc désertes…
Mais c’est aussi, justement, un instant propice pour découvrir la ville en toute nonchalance. De grandes parties de la cité datent du 19ème siècle Elle présente de nombreux monuments, témoignages de son passé historique, mais quelques gratte-ciel commencent à poindre…
Les bâtiments publics et quelques restaurants ou hôtels, très bien conservés, contrastent avec "l’abandon" de son centre.

Le Palais Présidentiel et la Maison de la Culture

La cathédrale (et l’université catholique) et l’ancienne gare, aujourd’hui à l’abandon

Aussi, ce dimanche avons-nous quitté cette capitale pour aller nous balader à une cinquantaine de kilomètres de là.
Et nous avons été marqués par Areguá, un ancien village colonial bien paisible.
Là se trouve une petite gare construite en 1850 où touristes et locaux débarquaient (et débarquent encore) des plus anciens trains à vapeur du continent sud-américain, fonctionnant au bois de chauffe.
Dans l’attente de l’arrivée du train prévu à 11h45, nous prenons un café sur une terrasse où deux indiennes Guarani viennent s’installer à même le sol et défont leur baluchon. Elles en sortent le fruit de leur travail artisanal (bijoux fantaisies, sacs à dos de coton tissé, bourses tout en couleur etc.) qu’elles disposent sur une toile et d’un grand sourire nous invitent à dépenser quelques guaranis (c’est la monnaie locale).


Autour de l’église, on trouve, très bien conservées, de nombreuses maisons datant de la fin du 19ème siècle. Dans quelques rues adjacentes, ce sont de belles et grandes villas de style Renaissance. On en pousserait volontiers la porte pour y jeter un coup d’œil.
La rue principale est envahie de boutiques d’artisanat local, dont la spécialité est "le nain de jardin" (!) et autres objets de décoration extérieure. Pourtant, nous n’en avons vu aucun dans les parcs ombragés des résidences du village. Ils exportent ?


Voilà. Trois jours seulement dans ce pays où nous n’avions pas pu programmer de projections. Mais nous avons eu le temps d’être séduits par ce Paraguay pourtant dépeint comme le temple de la contrebande et de tous les dangers. Laissez dire et venez-y. Si tout le pays est à l’image de ce que l’on a découvert, ce doit être un vrai régal. D’autant que la nature y est annoncée splendide. Nous, nous y reviendrons, c’est sûr…

50.000 km
Fallait bien fêter l’anniversaire de Babeth. L’année dernière, c’était notre première (et toujours unique crevaison) en Terre de Feu, s’il vous plaît ! (takalirenfévrier05). Cette fois, nous lui offrons le 50.000ème kilomètre de notre Itinérance. Elle est gâtée, hein ?
Heu, nous avons aussi été dîner au restaurant.